Le droit à la prise en charge

Le mari a le devoir de subvenir correctement aux besoins de sa femme en lui procurant un logement convenable et en assurant ses besoins en nourriture, en boisson et en vêtement. Le Prophète (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit :

« …Craignez Allah vis-à-vis de vos épouses, car vous les avez prises par le pacte d’Allah et vous jouissez d’elles grâce à la parole d’Allah. Il est de votre droit d’exiger qu’elles n’autorisent pas celui que vous ne désirez pas, de fouler vos tapis, si elles le font, corrigez-les sans brutalité. Elles ont comme droits sur vous d’être nourries et habillées convenablement… ». (Mouslim, (2/886), hadih n° 4207.)

Il doit lui donner l’argent dont elle a besoin selon sa capacité et son aisance, Allah (l'Unique) dit :

Que celui qui est aisé dépense de sa fortune ; et que celui dont les biens sont restreints dépense selon ce qu’Allah lui a accordé. Allah n’impose à personne que selon ce qu’Il lui a donné. (Sourate 65 : At-Talaq, verset 7)

Si le mari aisé refuse de subvenir aux besoins de sa femme et qu’elle a la possibilité de prendre de ses biens sans son autorisation, elle a le droit d’en prendre ce qui est nécessaire pour ses besoins, car Hind fille de Outbah rapporte qu’elle a dit au Prophète (qu'Allah soit satisfait de lui) :

« Ô Messager d’Allah, Abû Soufyan (son mari) est un homme avare, il ne me donne pas de quoi nous suffire à mes enfants et à moi. Puis-je prendre de son bien sans l’en aviser ? Alors le Prophète (qu'Allah soit satisfait de lui) lui répondit : “Prends de quoi suffire honnêtement à tes enfants et à toi-même. ” » . (Al Boukhari (2052), Hadith 5049.)

Si le mari s’appauvrit et est incapable de subvenir aux besoins de sa femme ou s’absente et que la femme subit des torts à cause de ce manque de prise en charge ou qu’il refuse de se présenter, elle a le droit de demander la dissolution du mariage si elle le désire. Abû Az-Zinad rapporte ceci : Ayant interrogé Saïd ibn Al-Mussaïb à propos de l’homme qui n’a pas de moyens de subvenir aux besoins de sa femme, il me répondit : On dissout leur mariage. Et je lui demandai : est-ce la Sunna ? Oui, c’est la Sunna, dit-il. Ach-Châfeï dit que ce propos de Saïd,

« c’est la sunna » signifie vraisemblablement la Sunna du Messager d’Allah (qu'Allah soit satisfait de lui). (Al Baïhaqi, (7/469).)