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Le droit au partage du lit et à la cohabitation

C’est l’un des droits importants que l’Islam a enjoint à l’époux d’observer et d’en prendre soin afin que sa femme ne soit pas poussée à commettre des actes répréhensibles. En tant qu’épouse elle a besoin d’un cœur tendre et affectueux à son égard et d’un homme qui la cajole et assouvit son désir. L’Islam a interdit à l’homme de s’oublier totalement dans l’adoration afin qu’il puisse accomplir ce devoir comme cela ressort de ce hadith :

« Salman Al-Farissi alla rendre visite à Abû-‘d-Dardâ et il trouva Oummou-‘d-Dardâ en toilette négligée. « Que signifie cette tenue ? demanda-t-il. –Ton frère Abû-‘d-Dardâ, répondit-elle, ne tient pas aux choses de ce monde ; Abû-‘d-Dardâ étant alors venu, prépara le repas et Salman lui dit : « Mange ! Je jeûne, répondit celui-ci. –Eh bien, répliqua Salman, je ne mangerai pas tant que tu ne mangeras pas toi-même ». Alors il mangea.

La nuit venue, Abû-‘d-Dardâ voulut se lever (pour prier), mais Salman lui dit : « Dors » et il dormit ; puis il voulut se lever, mais Salman lui répéta : « Dors ». Vers la fin de la nuit, Salman dit : « Lève-toi maintenant. » Tous deux firent leur prière, puis Salman dit : « Tu as des devoirs envers ton Seigneur, tu as des devoirs envers toi-même, tu as des devoirs envers ta famille ; remplis ces devoirs envers tous ceux à qui tu les dois. » Comme on rapportait ces détails au Prophète (qu'Allah soit satisfait de lui), celui-ci dit : « Salman a dit vrai. » . (Al Boukhari (2/694) hadith n° 1867.)

Ibn Hazm a dit : « Il est prescrit à l’homme d’avoir le coït avec sa femme au moins une fois dans sa période de pureté (c'est-à-dire la période comprise entre deux menstruations) s’il en est capable, sinon, il a désobéi à Allah (l'Unique) , la preuve en est cette parole d’Allah (l'Unique) :

Quand elles se sont purifiées, alors cohabitez avec elles suivant les prescriptions d’Allah ». (Sourate 2 : Al-Baqarah, verset 222.)

Elle a aussi le droit d’exiger de son mari, lorsqu’il voyage, de ne pas séjourner plus de six mois loin d’elle. Si elle endure le prolongement de cette période et se désiste de son droit, il n’y a pas de mal à cela – si son désir est faible -, sinon il doit retourner chez lui si elle le lui demande et ne retarder qu’en cas de force majeure comme cela ressort de l’acte d’Oumar ibn Khattab, le deuxième calife du Messager d’Allah lorsqu’il entendit une femme entonner ces vers :

Cette nuit est si longue et son profil sombre

Et j’ai perdu le sommeil parce que je n'ai pas mon bien-aimé pour me cajoler

N’eût été (la crainte de) Celui qui a Son Trône au-dessus des cieux,

Les côtés de ce lit se seraient ébranlés.

Le matin venu, Oumar (peut un dieu être satisfait avec lui) la convoqua et lui dit :

« Est-ce toi qui as dit telle et telle chose ? -Oui, c’est moi, dit-elle, -Et pourquoi, reprit-il ? -Tu as enrôlé mon mari dans ces expéditions, dit-elle. Alors Oumar (peut un dieu être satisfait avec lui) demanda à Hafsa combien de temps la femme pouvait endurer l’absence de son mari ? Six mois, dit-elle. Depuis lors, Oumar (peut un dieu être satisfait avec lui) démobilisa les soldats de ses expéditions tous les six mois . (Abdou Razaq (7/152), hadith n° 12594.)

Le mari doit garder ses secrets, ne pas dévoiler ses défauts, ce qu’il voit et entend d’elle, surtout se garder de divulguer leurs rapports intimes, car le Prophète (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit :

« Parmi les pires gens auprès d’Allah le Jour de la Résurrection, il y a l’homme qui après avoir eu des rapports intimes avec sa femme, se met à divulguer son secret ». (Mouslim (2/1060), hadith n° 1437.)