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Le Travail De La Femme

Allah (l'Unique)a créé l’homme d’un mâle et d’une femelle et a mis entre eux l’affection et la bonté nécessaires à leur coopération pour le peuplement de la terre. Aussi, d’une part, Allah a accordé à l’homme la force et la capacité d’endurance nécessaires pour qu’il aille à la recherche de sa subsistance, d’autre part Il a accordé à la femme tout ce qui est nécessaire pour assumer la grossesse, l’accouchement, l’allaitement et la garde de l’enfant en termes de tendresse, compassion, bonté, douceur et affection. Compte tenu de cette répartition, le statut naturel de l’homme, c’est de travailler hors de la maison tandis que le statut naturel de la femme, c’est de travailler à la maison.

L’Islam n’a pas interdit à la femme de travailler, bien au contraire, il lui a permis de procéder à des transactions commerciales et financières qui sont valables même sans le consentement du tuteur ou de l’époux. Il a tout simplement organisé et limité ce travail en lui assignant des principes et conditions à observer de telle façon que si on vient à enfreindre un de ces principes ou une de ces conditions, ce travail devient alors interdit. Voici quelques-unes de ces conditions :

  • Il ne faut pas qu’il y ait incompatibilité entre le travail de la femme et son rôle au foyer, au point que son travail empiète sur les droits qu’ont sur elle son mari et ses enfants et à la responsabilité de sa maison, car en Islam, de même que la femme a des droits sur son mari, de même son mari a des droits sur elle, ainsi que ses enfants.

  • Elle doit travailler avec des femmes, loin de la mixité et de la promiscuité avec les hommes. Le Prophète (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit :

    « Que personne parmi vous ne s’isole avec une femme parce que Satan est leur troisième ». (Ibn Hibbane (16/239), hadith n° 7254.)

    L’écrivain anglais Lady Cook écrit dans le journal Eco (Le Travail de la Femme dans la Balance, Dr. Abdullah Bin Wakil Al-Cheikh.) :

    « Les hommes sont habitués à la mixité, c’est pour cela que la femme convoite ce qui est contraire à sa nature ; plus la mixité est abondante, plus il y a des enfants bâtards et c’est un grand malheur ».

    Lisons aussi ce qu’a écrit Saïd Qutb: (La Paix Mondiale et l’Islam, P. 56.)

    « L’homme et la femme ont le droit, chacun, de trouver la tranquillité auprès de leur conjoint et de ne pas s’exposer à la séduction qui va au mieux détourner leurs sentiments de leur conjoint, au pire les conduire au dérapage et au péché, ce qui peut mettre en péril ce lien sacré et faire disparaître la confiance et la quiétude. Ces périls sont courants dans les sociétés où règne la mixité et dans lesquelles la femme se pavane en exhibant ses charmes et attraits, accompagnée des démons de la tentation et de la séduction. La réalité contredit ce que nous répètent les perroquets et les égarés ici et là : selon eux, la mixité adoucit les mœurs, expulse les énergies refoulées, enseigne aux deux sexes les règles de la conversation et de la bienséance et leur donne de l’expérience –quitte à aller au péché- et la possibilité de choisir librement leur conjoint, ce qui garantit l’attachement durable de l’un pour l’autre. Je dis que cette thèse est remise en question par la réalité, une réalité faite de déviations permanentes, de fluctuations continues dans les sentiments, de foyers détruits par le divorce et d’autres calamités, d’infidélités conjugales réciproques toujours en augmentation dans ces sociétés. Quant à la fiction de l’adoucissement (des mœurs) et l’expulsion saine (des énergies) par la rencontre et la conversation, qu’ils interrogent les élèves enceintes des lycées américains où le pourcentage dans un établissement a atteint les 48 %.

    Quant aux quelques rares ménages heureux d’avoir connu la mixité absolue et la pleine liberté de choix, qu’ils interrogent le pourcentage des foyers détruits par le divorce en Amérique et ce pourcentage ne cesse de croître au fur et à mesure que la mixité augmente et la liberté de choix grandit ».

  • Il faut que le travail soit à la base un travail licite et compatible avec la nature de la femme : elle ne doit pas travailler dans les domaines incompatibles avec sa nature comme les industries lourdes et les travaux liés à la guerre et ceux qui la rabaissent comme les travaux de nettoyage spécialement réservés aux hommes, le nettoyage des rues que la Charia n’admet pas pour la femme.

Mais il y a une question récurrente que l’on se pose : pourquoi la femme travaille-t-elle ?

Si la femme travaille pour survivre et se prendre en charge, l’Islam lui a garanti ce droit, car le régime de la prise en charge en Islam enjoint au père de prendre la charge de sa fille jusqu’à ce qu’elle se marie, après quoi sa charge et celle de ses enfants reviennent à son mari ; si son mari meurt, cette charge revient à nouveau chez son père ; s’il ne vit plus, celle-ci revient à ses enfants et si ses enfants sont en bas âge, cela revient à ses frères et ainsi de suite, aux plus proches parents. Elle est ainsi prise en charge, de la naissance à la mort et n’a pas besoin de travailler pour manger et vivre. On lui accorde tout cela pour qu’elle se consacre exclusivement à la délicate mission qui consiste à prendre soin du foyer et éduquer sainement les enfants, mission qui exige d’elle un effort immense et beaucoup de peine.

Le savant anglais Samuel S. qui fut l’un des piliers de la renaissance anglaise dit: (Regards sur le Livre du Voile, Moustapha Al-Guilany PP. 94 – 95.)

« Le système qui prescrit à la femme de travailler dans les usines, quelle que soit la richesse que cela rapportera pour le pays, a comme résultat la destruction du foyer, parce qu’il a attaqué la structure du foyer, démoli les piliers de la famille, déchiré les liens sociaux. Privant l’homme de sa femme et les enfants de leurs proches, il n’a d’autre résultat que la dégradation des mœurs de la femme, parce que le travail réel de la femme consiste à assumer ses obligations au sein du foyer, comme l’entretien de sa maison, l’éducation de ses enfants, la gestion du budget familial. Les usines l’ont dépouillée de toutes ces obligations au point où les maisons sont devenues l’ombre d’elles-mêmes, les enfants grandissent sans éducation, abandonnés à eux-mêmes ; l’amour conjugal s’est éteint, la femme a cessé d’être la gentille épouse et l’aimable compagne de l’homme pour devenir une collègue au travail et est désormais exposée aux influences qui très souvent font disparaître l’humilité intellectuelle et morale qui est à la base de la préservation de la vertu.